• Tarifs internationaux

     

    Dans les années 1950, la France est touché par les ravages matériaux, physiques et psychologiques de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, les soldats se retrouvent pour beaucoup le visage atrophié, à cause des mines anti-personnel, des bombes et des obus qui touchaient principalement cette zone, leurs corps étant protégé par les tranchés. La médecine de l’époque tentait donc de redonner à ces « gueules cassés » un aspect humain ; c’est le début la chirurgie reconstructrice. Cette technique de modification corporelle consiste à transformer « l’anormal » ou l’aspect pathologique choquant en une forme normale. Il s’agit donc de réparer un accident, ou une malformation en tendant vers un esthétique « non poussé », c’est-à-dire commun.


    Aujourd’hui, on distingue une nouvelle forme de chirurgie apparut grâce à la chirurgie reconstructrice d’après guerre : la chirurgie esthétique qui, comme son nom l’indique est une chirurgie de l’apparence qui vise une transformation allant du « disgracieux » à «l’harmonieux ». Il est entendu que ces critères, étant déterminer par la personne concernés restent et sont de plus en plus subjectifs. Cette pratique est rentrée dans les mœurs de notre civilisation occidentale où la beauté dicte la loi. En effet, la chirurgie esthétique est en pleine expansion, se banalise et prend de l’importance au niveau économique, on note le chiffre d’affaire mondial de la chirurgie et médecine esthétique en 2008 à plus de 5,2 milliard d’euros. Les chirurgiens se placent donc comme des vendeurs cherchant à augmenter leurs bénéfices au maximum en utilisant le cadre spatio-temporel (média) et l’effet de mode, tandis que les clients passent du statut de patient à celui de consommateur.

    On se demande donc dans quelle mesure la chirurgie esthétique répond elle à un besoin chez le consommateur ?


    Tout d’abord, nous étudierons les cibles et les moyens mis en œuvres pour attirer le client potentiel. Nous verrons l’évolution de la démarche du patient, les catégories d’âges  les plus touchés et l’influence des médias qui masquent les risques médicaux et psychologiques toujours présents. Tous ces moyens de promotion de la chirurgie esthétique font oublier le coût onéreux de ces pratiques ce qui conduit le patient à se tourner vers de nouvelles destination. En effet le tourisme médical se développe notamment dans les pays de l’hémisphère sud et propose des services « tout compris » à des prix toujours plus alléchant pour une qualité qui resterait la même.


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique